PRESENTATION
On vit dans une époque où en grande partie la connaissance et l'information passent par les images.
On vit dans un royaume des images, dans une société de consommation et d'opulence visuelle.
Néanmoins il y en a qui, paradoxalement, soutiennent qu'il y a de moins en moins d'images si l'on regarde celles qui nous donnent à voir les industries visuelles qui appartiennet au domaine du visuel et celles-là abondent et debordent, a tel point qu'elles nous rendent aveugles.
Dans ce sens l'image est en peril, parce qu'elle est fragile comme l'est l'humanité (M.-J. Mondzain) (1).
C'est parce que l'image est fondamentale et constitutive de l'être humain au même titre que la parole, a laquelle précéde.
Le genre humain se construit par des opérations dont l'imagination joue un rôle préponderant.
On peut affirmer, donc, qu'il n'y a pas de culture sans image et que l'être humain est avant tout un espectateur du monde où il habite.
Tous cela nous mène à considerer qu'il y a quelque chose de fondamentale qui est jeu quand il s'agit d'accaparer le système d' information et de production d'images.
C'est une manière de captiver le temps des consciences de millions d'individus simultanément, afin de les homogeneiser et pouvoir ensuite distiler modes de vie et de comportement necessaires à l'expansion d'un modèle de société.
Il s'agit, d'imposer une dictature visuelle qui contrôle la production symbolique pour ainsi monopoliser le pouvoir.
Il y a quelque temps, Salman Rushdie disait que l'un des combats le plus important de notre époque et de décider quelle réalité montrer.
Dans ce sens il s'agit de se faire echo de ce qui se passe dans le monde et de donner forme aux forces actives qui se manifestent.
Pour la première fois, on est dans une époque d'unité-simultanée du genre humain, totalement différente des antérieures, qui dura des millions d'années quand il vivait de manière disperse.
(2) Peter Sloterdijk. De ce point de vue la télévision joue un rôle de charnière.
Elle est le milieu «naturel» pour construire ce qui Mateo Pasquinelli définie comme les narration de l'espèce, qui sont également des narrations collectives.
Dans d'autres temps, ce furent les mythes, les comptes épiques, la bible, le Coran, maintenant ce sont CNN, la BBC, Rai 1 ou TF1 en France.
La vidéo est devenu un langage collectif primaire.
Le regard est de plus en plus informé au travers les images ce qui tend à supplanter l'expérience multisensorielle en monde visuel.
Autre point central, est celui de la circulation des images à notre époque ainsi que ça réception.
L'écran est devenu le lieu hégemonique de la communication et du visionage des images, les écrans télé bien sur, mais aussi celle des ordinateurs et des téléphones portables, etc.
La rapidité de circulation des images et sa disponibilité cuasi instantanée au niveau planetaire nous placent face a des nouvelles configurations territoriels et materieles, contrairement a ce qui arrivait dans les regimes anterieures.
La photographie n'est plus la principale fabrique d'images elle est non seulement concurrencé mais dépassée par la vidéo, le cinéma, les images numériques, tous ces technologies qui occupent le terrain, incertain et mouvante du monde des images, partagent la même responsabilité pour le quand, comment et où mettre des images en circulation.
La contrapartie se trouve dans la réception qui est aussi une forma de produire du sens, ce qui se repercute dans la production, qui devient à son tour, une forme de réception.
L'image est un lieu de réflexion mais aussi d'intense manipulation.
La technologie est, pareillement, esentielle, parce que quand on parle d'image on parle nécessairement de technique.
C'est le mode d'utilisation d'une technique qui pose et modifie les regimes de vérité à un moment donné dans une sociète donnée.
C'est elle qui établit une nouvelle temporalité, elle qui nous oblige à nous interroger sur ce qui est le réel.
«la télévision est réelle?», ce demande Bill Viola, «les un repondront negativement, pourtant, elle produit plus d'effet qu'un paysage naturel (...)
On est, et depuis toujours été, dans un paysage de perception imaginaire» (4) la socièté de l'information croit dans la valeur documental de l'image photographique, peut être à cause de ce qu'afirme Françoise Parfait, « en image, objets et phénomènes apparaisent comme ce qui signifient en réalité... nous utilisons le même code perceptif et cognitif qui nous permet de nous orienter dans le réel pour la perception des images.» (5)
Finalement, il sera question de considérer l'érosion de la représentation et les conditions actuelles de visibilité de l'image. Quelle est le lieu qu'elle occupe dans notre monde multimédiatique.
Qu'elle est son rôle à l'époque de la dématérialisation des objets, relations et échanges.
L'art actuel est condamné à refléter l'état global de la civilisation?
À fonctionner comme reflet?
Qu'est ce qui est en train de se passer et de changer au moment de la désagrégation des systèmes de reference?.
(1) Marie José Mondzain , ciclo de conferencias «Esthétique
et société», Marseille, avril 2007.
(2) Peter Sloterdijk, l'heure du crime et le temps de
l'oeuvre d'art, 2000.
(3) Mateo Pasquinelli, le journal actuel «warporn warpunk»,
p,323 in www.criticalsecret.com# 02 social barbare, 2005
(4) Bill Viola cité par Florence Méridieu, «arts et nouvelles
technologies: art vidéo, art numérique» edt, Larousse 2007.
p, 228.
(5) Françoise Parfait) «vidéo: un art contemporain» p, 45.edt
du regard, 2001.
PRESENTACION
Vivimos en una época en que gran parte de los conocimientos y de la información son vehiculados por las imagenes.
Vivimos en el reino de las imagenes, en una sociedad de consumo visual, de opulencia visual, sin embargo hay quienes sostienen, paradójicamente, que hay cada vez menos imagenes puesto que lo que nos dan a ver las industrias visuales pertenecen sobretodo al dominio de lo visual, y eso abunda y sobra, a tal punto que son imagenes que nos vuelven ciegos.
En este sentido la imagen esta en peligro, porque la imagen es frágil como lo es la humanidad (M.J.Mondzain) (1) y es que la imagen es fundamental y constitutiva del ser humano al mismo título que la palabra, a la que precede.
El género humano se construyen por medio de operaciones en las que la imaginación juega un rol preponderante.
Podriamos adelantar, entonces, que no hay cultura sin imagen y que el ser humano es antes que nada un espectador del mundo en el que vive.
Todo ello nos lleva a considerar que algo fundamental esta en juego cuando se trata de acaparar el sistema de información y de producción de imagenes.
Es una manera a ocupar el tiempo de las conciencias de millones individuos simultáneamente, afin de homegeneizarlas y poder destilar asi modos de vida, modos de comportamiento necesarios a la expansión de un tipo sociedad.
Se trata de una dictadura visual que acapara el control de la produccion simbólica para asi monopolizar el poder.
Ya hace un tiempo Salman Rushdie decía que la lucha más importante de estos tiempos es la de decidir cual realidad mostrar.
En este sentido, hacerse eco de lo que esta pasando en el mundo y dar forma a las fuerzas activas que se manifiestan puede cambiar el curso de los acontecimientos. Estamos, por primera vez, en la época de la unidad simultánea del género humano, totalmente diferente de la anterior, que duró millones de años, en la que vivía de manera dispersa.
(2)(P. Sloterdijk) La TeleVisión juega un papel preponderante en ese sentido, es el medio podríamos decir «natural» para construir, lo que (3) Mateo Pasquinelli define como las narraciones de especie, que son asimismo narraciones colectivas.
En otros tiempos lo fueron los mitos, mas tarde la biblia, el corán ahora lo son CNN, BBC, RAI1, TF1, etc. El video se ha convertido en el lenguaje colectivo primario.
La mirada es cada vez más informada por las imagenes y eso tiende a transformar y suplantar el mundo de la experiencia multisensorial en mundo visual.
Otro punto central es el de la circulación de las imagenes en la época actual asi como su recepción. La pantalla se ha convertido en el lugar idóneo para la comunicación y el visionaje de las imagenes, las de la televisión pero no solo ellas, sino el de las computadoras, de los teléfonos portables, etc.
La rapidez de circulación, y la disponibilidad instantanea a casi instantáneaa de las imagenes a nivel planetario nos confrontan a nuevas configuraciones territoriales y materiales, contrariamente a lo que pasaba en regimenes anteriores.
La fotografía a dejado de ser la principal fábrica de imagenes y está siendo concurrenciada e inclusive sobrepasada por el video, el cine y las imagenes digitales, todas esas tecnologías que ocupan el terreno, incierto y movedizo del mundo de las imagenes comparten la misma responsabilidad con el cuando, como y donde poner imagenes en circulación.
La contrapartida esta en la recepción que es asimismo otra manera de producir sentido, lo que repercute en la producción que se vuelve, a su vez, en una forma de recepción. La imagen es un lugar de reflexión pero tambien de intensa manipulación.
La tecnología es, tambien, escencial pues cuando se habla de imagen se habla necesariamente de técnica. Es el modo de utilización de una técnica la que establece y modifica los regimenes de verdad en un momento dado dentro de la sociedad.
Es asimsimo la que establece una nueva temporalidad.
La tecnología nos obliga a interrogarnos sobre que es lo real, «la televisión es real? se pregunta Bill Viola, Algunos responderán negativamente, sin embargo ella produce más efecto sobre las personas que un paisaje natural.(...) ya estamos, y siempre hemos estado , en un paisaje de percepción imaginaria».
(4) la sociedad de la información cree en el valor documental de la imagen fotográfica, tal vez porque como afirma Françoise Parfait «en imagen, objetos y fenómenos aparecen como lo que significan en la realidad… utilizamos el mismo código perceptivo y cognitivo que permite orientarnos en lo real para la percepción de las imagenes.»(5)
Finalmente hay que considerar la erosión de la representación y las condiciones actuales de visibilidad de la imagen.
Cual es el lugar que ella ocupa en nuestro mundo multimediático?.
Que rol le corresponde, en la época de la desmaterialisación de objetos, relaciones e intercambios.
El arte actual esta condenado a reflejar el estado global de la civilisación? a funcionar como reflejo?.
Qué es lo que está pasando en este momento de desagregación de los sistemas de referencia.
(1) Marie José Mondzain , ciclo de conferencias «Esthétique et societé», Marseille, 2007.
(2) Peter Sloterdijk, l'heure du crime et le temps de l'oeuvre d'art, 2000.
(3) Mateo Pasquinelli, le journal actuel «warporn warpunk», p,323 in www.criticalsecret.com# 02 social barbare, 2005
(4) Bill Viola cité par cité par Florence Méridieu, «Arts et nouvelles technologis; art vidéo, art numérique», edt Larousse 2007p, 228.
(5) Françoise Parfait) «vidéo: un art contemporain» p, 45.edt du regard, 2001.